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 Final Fantasy X

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cineternel
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Date d'inscription : 23/05/2010

MessageSujet: Final Fantasy X   Dim 4 Nov - 17:05

Final Fantasy X





L'Histoire

Zanarkand. Tidus, un jeune joueur de Blitzball, et son mentor Auron assistent aux derniers instants de la mythique cité, tombée sous l'assaut d'une énigmatique créature appelée Sin. Lorsque Tidus retrouve ses esprits, il se retrouve seul dans un nouveau monde appelé Spira dans lequel Zanarkand a bien existé... il y a mille ans de cela.

Alors qu'il tente de trouver ses repères, Tidus découvre un monde en proie au chaos. Spira est en proie à la terreur liée à l'existence de Sin dont les apparitions suscitent la dévastation et la mort partout sur son passage. Pour contrer cette menace, certaines personnes deviennent des invocateurs et se lancent dans un pélerinage pour devenir grand invocateur et vaincre Sin, assurant ainsi l'installation d'une paix temporaire pour une dizaine d'années. Les invocateurs ont aussi la mission de soulager les peines des victimes de Sin et d'envoyer les âmes des défunts dans l'au-delà au cours d'une danse cérémoniale.

Remarqué par Wakka pour son talent au blitzball, Tidus est amené à rejoindre son équipe. Par son intermédiaire, il est amené à faire la connaissance de la jeune invocatrice Yuna dont Wakka est également le gardien. Yuna est l'une des rares à croire Tidus quand celui-ci raconte venir de Zanarkand. Il s'avère que Yuna est la fille du grand invocateur Braska qui libéra temporairement Spira de la menace de Sin dix ans plus tôt, et qu'elle connait également Auron et Jecht, le père disparu de Tidus, qui furent les gardiens de son père.

Ne comprenant rien à ce qui lui arrive et voulant découvrir la vérité (et protéger Yuna), Tidus finit par rejoindre les gardiens de Yuna et se lancer à ses côtés dans un long pélerinage à travers Spira.


Commentaires

Final Fantasy X tient une place assez particulière et ambigu dans le coeur des fans de la série. C'est le premier Final Fantasy à paraître sur Playstation 2 et aussi le premier à être doté de cinématiques de haute qualité et de voix pour accompagner l'histoire. Rétrospectivement, il est aujourd'hui considéré comme le dernier Final Fantasy de l'âge d'or de la franchise.

Très différent des opus précédents, le jeu est loin de faire l'unanimité. L'une des principales critiques vient de la linéarité du jeu qui abandonne la liberté liée à la carte du monde pour adopter le principe d'une route clairement définie que le joueur poursuit jusqu'à la fin du titre quasiment (sur la fin, on obtient un vaisseau qui nous permet de revisiter les liens sans refaire tout le trajet et d'accéder à certains lieux reculés, mais tout le jeu est une longue route).

Le système d'évolution par le biais du sphérier est lui aussi très original mais complexifie pas mal le gameplay qui est dès lors moins facilement abordable que le principe de leveling de son prédécesseur. Et tout aussi rébarbatif puisqu'il faut de toute façon combattre pas mal pour progresser sur le sphérier et débloquer de nouvelles compétences à l'aide de sphères récupérées au cours des combats.

Mais ce qui a divisé, c'est surtout son scénario. Plus qu'une véritable histoire, on assiste à un voyage dans des lieux exotiques. Si on retrouve rapidement la magie de la saga, le scénario est curieusement... contemplatif. Le référent au joueur, Tidus, découvre ce monde et ses coutumes comme un spectateur à mesure qu'il voyage aux côtés de Yuna mais, là où ses prédécesseurs étaient littéralement portés par des histoires fortes, il faut ici attendre la moitié du jeu pour que l'intrigue parte vraiment sur une direction intéressante, sur fond de complots politiques et religieux. L'autre élément à ce niveau qui a tendance à rebuter le joueur est que Tidus est constamment maintenu dans le flou sur certains secrets dont tous les autres membres de l'équipe sont au courant, certainement à la base pour créer un certain suspense, sauf que ça n'aide pas le joueur à entrer dans une histoire dont il se demandera longtemps l'intérêt.

Et là, on en vient à l'autre point qui a divisé les joueurs: les personnages. Depuis Final Fantasy IV, la saga s'était forgé une réputation dans le milieu des RPG pour ses castings de personnages forts et charismatiques aux psychologies complexes. On pense à Final Fantasy IV, VI, VII ou IX où quasiment tous les personnages jouables étaient directement liés à l'intrigue et avaient chacun leurs raisons personnelles de se joindre à la quête. Même Final Fantasy VIII, dont l'équipe étant constituées de deux personnages principaux forts et de quatre figurants plus ou moins en retrait des enjeux de l'histoire, était porté par ses personnages et par leurs caractères tantôt complexes, tantôt "colorés" pour mettre un peu d'ambiance dans cette épopée romantique et fantastique.

Mais Final Fantasy X... La plupart des personnages manquent malheureusement cruellement de consistance. Le scénariste voulait nous amener à ressentir certaines émotions à partir de personnages "communs", en contraste avec les héros torturés des épisodes précédents, mais ils sont tellement communs qu'ils en deviennent banaux et peu intéressants.

Tidus, censé être le personnage principal du jeu, est surtout un spectateur qui apparait comme un parasite dès lors qu'il tente de devenir acteur de l'action. Le véritable personnage central du jeu est clairement Yuna, pour ainsi dire le seul personnage véritablement fascinant de l'histoire, jeune femme sensible mais d'une grande force intérieure. Malheureusement, même elle a ses travers, apparaissant par moments assez naïve et prône à se foutre dans la merde. Pour parachever le tout, elle se fout dans la merde d'une manière quasi-suicidaire qui en révèle pas mal sur sa nature intérieure, dessinant déjà plus ou moins certaines révélations tardives du jeu.

Quant aux autres gardiens, cela va des personnages insupportables (Wakka, Rikku), à la traditionnelle tsundere froide et classe qui en fait voir au jeune héros (Lulu), en passant par les inévitables personnages renfermés et distants (Auron et Kimahri). Sauf que, dans le cas de Kimahri, il est tellement distant qu'on a très peu d'occasions de lui trouver une véritable personnalité, ce qui le rend un peu fade en dépit de son design.

Enfin, le méchant récurrent du jeu, Seymour, est le stéréotype du méchant au visage d'ange. Malheureusement, c'est loin là aussi d'être l'un des méchants les plus marquants de la saga (où sont les charismatiques Golbez, Kefka, Sephiroth, Seifer, Edea, Ultimecia et Kuja ?), mais au moins il dynamise un peu l'histoire.

Bref, franchement pas le meilleur casting qu'on ait vu dans un jeu de Final Fantasy.

Mais c'est dans les combats que le jeu trouve tout son intérêt, et là Final Fantasy X est clairement le dernier d'un genre. A part pour sa suite directe Final Fantasy X-2, c'est la dernière fois dans un jeu de la saga qu'on retrouve le système de combat classique, les opus XII et XIII ayant opté pour une approche différente du gameplay (quasiment expérimentale). En plus de cela, les combats se veulent parfois interactifs avec quelques fois (assez rares tout de même) des actions qui aident le joueur ou qui donnent un semblant de scénario à certains affrontements.

Les rôles des personnages dans les combats sont assez ambigus. S'il n'y a pas à proprement parler de système de jobs dans le jeu, chaque personnage suit une route sur le sphérier qui l'amène à suivre une certaine voie: combattant rapide (Tidus), combattant puissant (Auron), la voleuse/alchimiste (Rikku), invocateur/mage blanc (Yuna), mage noir (Lulu), "mage bleu" avec les altérations d'état (Wakka), et le traditionnel personnage qui absorbe les compétences volées à certains ennemis (Kimahri). Toutefois, à un certain stade, les limites des routes de chaque personnage peuvent exploser et ils sont alors capables de récupérer toutes les compétences du jeu et des stats très élevés, créant ainsi des personnages très ambivalents et redoutables au combat.

A la manière de Final Fantasy VI ou VIII, les invocations prennent une grande place dans le jeu, étant au centre de l'intrigue et une des principales forces de l'équipe. Cinq d'entre elles se récupèrent au cours de l'intrigue principale (la dernière étant la plus puissante du jeu) et trois se récupèrent au cours de quêtes optionnelles.

Ce qu'il ressort de tout ça, c'est que Final Fantasy X commence à tenter une approche différente des derniers jeux sur la Playstation première du nom. Si le jeu comporte un certain nombre de défauts et est loin d'avoir fait l'unanimité auprès des fans, on y retrouve toutefois, peut-être pour la dernière fois, l'esprit originel des jeux de la saga et ce gameplay entré dans la culture traditionnelle des RPG.

L'aventure se vit avec plaisir, très dépaysante, avec un charme exotique éminemment poétique et une vraie magie qui accompagne une histoire à l'ambiance déprimante d'un bout à l'autre. Cette ambiance déprimante est aussi magnifiquement portée par la somptueuse OST du jeu, véritable chef d'oeuvre.

Pour terminer, les joueurs qui iront jusqu'au bout seront amplement récompensés, la dernière ligne droite du jeu étant clairement la meilleure et culminant sur un final somptueux qui constitue certainement la plus belle fin de la saga, même si aussi clairement l'une des plus tristes. Pas une happy end à proprement parler, mais ça aurait certainement été hors de propos. Le véritable enjeu du titre, c'était de retrouver cette étincelle d'espoir qui brille à nouveau dans les yeux des personnages, au prix d'un grand sacrifice qui les marquera à jamais.



A noter que Final Fantasy X est le premier jeu de la franchise à avoir eu droit à une suite directe, Final Fantasy X-2. Eh oui, Final Fantasy X-2 qui a irrémédiablement marqué les mémoires comme le pire épisode de la franchise, véritable délire dopé au fan-service dont le seul intérêt est le gameplay (très réussi, lui).

Sérieusement, comme on a pu passer de ça:



A ca (les flingues en plus):



D'une héroïne d'apparence calme et fragile, on passe à une jeune femme épanouie et à une véritable pro de la gâchette. Yuna y a perdu de sa pureté ! hallucine Et là où le premier opus commençait par la destruction d'une cité, la suite commence sur... Enfin, voyez par vous-mêmes !



La fille qui a sauvé le monde deux ans plus tôt est devenue une idole se lançant dans une carrière musicale ? WTF ? hallucine

Et je vous épargne les mini-jeux loufoques parsemés un peu partout, comme un mini-jeu de massage avec une blonde qui pousse de petits cris, ou l'inévitable séquence des sources d'eau chaude. Si les filles pensent que leur quête est sérieuse, elles y prennent un plaisir tel qu'on n'aurait jamais l'impression qu'elles sont engagés dans une quête périlleuse. En fait, le jeu pourrait quasiment être un gaiden appelé "Les vacances de Yuna" ou "Rikku en maillot de bain".

Bref, je vais m'arrêter là sur cette suite hautement dispensable et surtout fan-service qui tranche radicalement avec l'ambiance exotique et déprimante du premier opus, le "vrai" Final Fantasy X qui aura marqué les mémoires des joueurs en dépit de ses défauts et de la controverse qu'il avait alimenté à l'époque.
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